Pour cette première missive, j’avais le goût de vous poser la question :

Êtes-vous un proche aidant? Et, si oui, de quelle façon vous êtes-vous rendu compte que vous étiez un proche aidant?

Il n’est pas toujours si naturel de se reconnaître comme proche aidant.

Il est bien plus fréquent d’entendre dire qu’il est normal en tant que parent de voir au bien-être de son enfant ou encore comme conjoint de se dire que nous nous sommes unis un jour en faisant la promesse de s’aimer et de se chérir,  pour le  meilleur et pour le pire, dans la joie comme dans la peine.

Et pourtant, il s’agit d’un rôle qui s’ajoute à celui de parent, de conjoint, d’enfant sans rien enlever à l’importance du premier et à l’amour que l’on porte à la personne aidée.

Il faut parfois du temps pour se rendre compte de l’ampleur de ce rôle et de l’exigence des tâches exécutées jour après jour. Le constat d’être un proche aidant vient malheureusement, trop souvent, avec le sentiment de ne plus suffire à la tâche, et l’urgence de demander de l’aide. Il est vrai que dans bien des cas, cela survient de façon insidieuse. Des tâches et des responsabilités qui s’installent progressivement, une à une, sans que nous ayons l’impression d’être véritablement un proche aidant : les courses, les rendez-vous médicaux, la préparation des repas, la gestion des factures, etc. Et puis, nous nous comparons. Mon rôle est beaucoup moins exigeant que celui de Jeannine dont le conjoint est atteint de la maladie d’Alzheimer, et qui ne peut demeurer seul à la maison. Ou encore de celui de Monique qui veille au bien-être de sa fille atteinte de paralysie cérébrale. Il est en effet possible que votre rôle vous semble moins exigeant que celui de bien d’autres proches aidants. Toutefois, à votre rôle, s’ajoute une charge émotionnelle qu’il ne faut surtout pas minimiser.

L’inquiétude de savoir que votre mère oublie de s’alimenter et qu’elle risque à tout moment de faire une chute et la responsabilité de devoir lui trouver un nouveau milieu de vie mieux adapté à sa condition;

La préoccupation que votre père s’adapte bien à la vie en CHSLD ;

La conciliation de vos obligations familiales et professionnelles à votre rôle d’aidant;

Voici quelques exemples illustrant des situations génératrices de stress et qui peuvent vous conduire à l’épuisement sans que vous vous soyez reconnu comme proche aidant.

On ne choisit que très rarement d’être proche aidant et, conséquemment, on n’y est jamais vraiment très bien préparé. D’où l’importance de bien s’entourer et de s’informer sur les ressources qui pourront vous accompagner tout au long de votre parcours.

Nous sommes là pour vous!

Linda Bouchard

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