Rédigé par Julie Martin, conseillère aux proches aidants Appui Centre-du-Québec

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Se sentir coupable de ne pas pouvoir en faire plus ou encore se sentir coupable de penser à l’hébergement pour son proche, sont parmi les pensées qui habitent voire même hantent certaines personnes au quotidien, en plus de dicter leur conduite dans leur rôle de proche aidant. Ce sentiment de culpabilité émerge pour différentes raisons, selon la situation, l’aidant, l’aidé et la relation qui les unit, par exemple.

Nous connaissons tous la culpabilité sous l’angle de ses effets négatifs, tels que l’anxiété et le mal-être qu’elle impose, mais nous parlons très peu de ce qu’elle révèle sur les gens qui la ressentent : la démonstration d’une grande empathie envers la réalité de la personne aidée, en plus de révéler une ardente volonté de veiller au bien-être de cette même personne. Toutefois, c’est lorsque ces sentiments s’entremêlent avec qui l’on est comme personne, nos besoins, nos valeurs, notre éducation, que bien souvent, surgit la culpabilité.

Ressentir de la culpabilité n’est pas un sentiment banal. Elle fait partie de l’être humain et apparait au gré des situations. Tout comme le stress, il n’existe aucune solution miracle pour s’en départir, alors pourquoi ne pas tirer profit de cette culpabilité?

Et si on interprétait ce sentiment autrement? Et si l’on commençait à percevoir la culpabilité comme étant un signal qui nous indique que nous venons de dépasser nos limites, contrecarrer un de nos besoins ou enfreindre nos valeurs? Et si l’on voyait cette culpabilité comme étant un signal qui nous guiderait afin de préserver notre santé psychologique et contribuer à améliorer notre qualité de vie?

Le simple fait de prendre conscience des situations qui provoquent un sentiment de culpabilité est déjà un grand pas en soi. Prendre du recul, réfléchir et se questionner sur les éléments qui déclenchent cette culpabilité en est un autre. Trouver des moyens ou des stratégies qui vous conviennent, tout en respectant votre proche, pour faire diminuer cette culpabilité, est la clé qui vous permettra, entre autre, de mieux vivre votre rôle de proche aidant.

Pour plusieurs, ce cheminement peut s’avérer très ardu et complexe, mais chose certaine, il est toujours possible d’améliorer sa situation, son bien-être et sa qualité de vie, dans le respect de soi et de son proche d’autant plus qu’il existe des ressources d’aide, telle que l’Association des proches aidants Arthbaska-Érable, pour vous accompagner et vous soutenir à travers votre parcours d’aidant.